Gérard Lecointe, cofondateur et directeur artistique des Percussions Claviers de Lyon, vient de reprendre la direction du Théâtre de la Renaissance, succédant ainsi à Roland Auzet (2011-2014).

 

Quel est votre état d’esprit au début de votre prise de fonction ?
Celle-ci est délicate parce que la situation financière du lieu n’est pas simple. Il faut remettre le théâtre en route et lui trouver un nouveau chemin. Je dois  travailler pour faire venir ici de nouveaux artistes, quels que soient leurs univers. Je souhaite amener le public vers des choses populaires, mais aussi plus ardues et inattendues. J’ai une vie de musicien, d’instrumentiste. Cet éclectisme et cette ouverture sont mes marques de fabrique : j’ai horreur de la segmentation ! J’ai envie que le théâtre soit un lieu très ouvert, exigeant et populaire à la fois.

Aurez-vous encore le temps d’être musicien ?
De moins en moins, mais cela fait partie de mon projet. Je rentre dans une période de transition, puisque j’ai cinquante-sept ans : le moment est venu de me retirer tout doucement de la scène, du moins en tant qu’interprète. Mais je vais continuer à initier des projets, à assurer la direction artistique des Percussions Claviers de Lyon et certainement à collaborer avec Jean Lacornerie sur des projets au Théâtre de la Croix-Rousse et au Théâtre de la Renaissance.

Quid de ce West Side Story sur lequel vous avez travaillé ensemble ?

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Nous avons dû jouer à peu près soixante-dix fois la dernière version que nous avons donnée avec les Solistes de Lyon. Cela nous a menés jusqu’au Canada et à Hong-Kong ! J’ai voulu ouvrir la saison avec ce chef-d’œuvre parce que West Side Story fait partie intégrante de ma vie : c’est une œuvre qui me suit depuis toujours. Quand, dans les années 80, j’ai demandé à Leonard Bernstein (compositeur original de la comédie musicale, NdlR) de bien vouloir valider ma version, j’ai eu la chance de recevoir une réponse positive. Sur le plan musical, c’est l’exemple même d’une œuvre à la fois exigeante et populaire. L’écriture est puissamment moderne et classique ; elle est digne d’un opéra et, en même temps, l’œuvre fait partie de la mémoire collective. J’aime l’idée de commencer la saison par une œuvre qui fédère.

West Side Story, du 16 au 19 octobre au Théâtre de la Renaissance, 7 rue Orsel-Oullins / 04.72.39.74.91 / www.theatrelarenaissance.com

Photo 1 : Gérard Lecointe (© Louise Kehl)

Photo 2 : West Side Story (© Bruno Amsellem)

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