The Pirouettes célèbrent la jeunesse et la musique avec Carrément Carrément, un premier album en forme de cœur.

the pirouettes credit Louise DesnosÀ l’origine de The Pirouettes, il y a l’histoire d’amour adolescente entre Victoria et Léo. Ils sont jeunes, ils sont beaux, «t’es un mec en or, c’est toi et moi, maintenant, tout de suite et pas une autre fois». Cinq années plus tard, c’est toujours le big love et c’est avec une simplicité déconcertante qu’ils sortent un (vrai) premier album qui n’est qu’amour et musique.

Le duo homme-femme, leur posture sur scène, leur passion pour la chanson, le synthé et la pop renvoient aux grandes heures du binôme Elli et Jacno chantant Je t’aime tant. Mais la véritable source d’inspiration à peine cachée du jeune duo annécien, c’est Michel Berger. Il suffit d’écouter l’évolution des mélodies, la simplicité de certains textes ou encore le timbre de voix de Léo pour s’en convaincre. Et tout comme Berger, The Pirouettes font leur Déclaration.

Dans Carrément Carrément, on célèbre l’amour et ses histoires, on se dit beaucoup je t’aime («carrément carrément in love de toi»), on veut se revoir («que je t’envoie un texto que je te revois très bientôt»), on séduit des filles («tu l’as pécho»), on se complimente («j’aime ta façon de te saper, de te recoiffer»). Les textes, qu’on pourrait juger à priori trop simples, trop naïfs et trop jeunes, deviennent sensibles et touchants une fois portés par les mélodies. Et quand les deux tourtereaux ne parlent pas d’amour, ils parlent de musique. Ils s’inscrivent ainsi dans une des grandes traditions des textes de la pop et de la variété des années 80, celle de la musique qui parle d’elle-même (tradition d’ailleurs dignement représentée par Berger avec des chansons comme Tout pour la musique, Musique, La Groupie du pianiste…).

Production racée et sons léchés

the pirouettes credit Sarah BalhadereCarrément Carrément se déploie sur douze titres qui bénéficient d’une production plus racée que celles des précédents EPs de The Pirouettes. Les sons sont plus léchés et quelques effets ont été ajoutés aux chansons, sans que le duo ne perde rien ni de l’essentiel ni du minimalisme qui le caractérise. Les chants sont encore quasiment toujours à l’unisson (logique, puisqu’ils s’aiment !), sauf pour quelques jeux de décalage façon «je chante et tu me réponds». Rythmiquement, The Pirouettes envoie du lourd (Coup d’éclat), du R’n’B (Soleil rare) ou un slow langoureux (Amoureux). Mais le grand morceau de l’album, c’est L’Escalier, qui s’éloigne un peu des préoccupations terriennes et post-adolescentes des autres titres. Ici, The Pirouettes prend conscience de l’absurdité de la vie, de l’immensité et de l’avenir qui se déploie. L’arrivée dans l’âge adulte ?

Carrément Carrément (Kidderminster), sortie le 16 septembre

The Pirouettes, en concert jeudi 6 octobre à l’Épicerie Moderne, place René Lescot-Feyzin / 04.72.89.98.70 / www.epiceriemoderne.com

Photo de Une © Kevin Elamrani
Photo 1 © Louise Desnos
Photo 2 © Sarah Balhadere

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