Elles sont neuf. Neuf drags lyonnaises qui, après avoir perfectionné leur style et leur personnage au cours des soirées Garçon Sauvage, ont décidé de monter le collectif Dragones pour mener à bien divers projets artistiques.

Blau Schwarz, Dakota, Fifi du Calvaire, Jessie Phillis, Laidy Ravan, Messalina Mescalina, Mimie Sizzle, Olek et Pria Prika ont signé l’acte de naissance du collectif Dragones le 26 janvier dernier en dévoilant une vidéo parodique d’une publicité Versace, se positionnant de la sorte dans une esthétique italo-pute qui ne demande qu’à être transgressée. Si elles se sont fait individuellement un nom lors des soirées Garçon Sauvage organisées par Plus Belle La Nuit, auxquelles elles sont toujours fidèles, les Dragones éprouvent le désir d’exporter l’expérience drag au-delà du club et de proposer des performances artistiques nouvelles.

Ainsi a-t-on pu les entendre lire des contes et animer des ateliers pour enfants lors d’après-midis Too Kool For Skool au Lavoir public, réinterpréter en lipsynch des standards de Sylvie Vartan, Magali Noël et Dalida au LiveStation lors d’une vente aux enchères de vinyles organisée par le collectif Dynastits ou encore offrir un show complet de synchro-lèvres lors de la soirée de clôture du festival Vues d’en face à Grenoble.

Tremble, Daenerys !

Si les mauvaises langues peuvent avoir l’impression que les Dragones ont les talons qui rayent le parquet, c’est surtout que ces neuf drags, tour à tour glamazones et fleurs de caniveau, font preuve d’un dynamisme impressionnant dans l’enchaînement des projets. Avant d’animer le char d’Hétéroclite lors de la Marche des Fiertés du 16 juin prochain et de participer au festival Intérieur Queer du 27 juin au 1er juillet, elles seront en charge d’une halle propice au repos et aux rencontres lors du festival Nuits Sonores 2018.

Dans ce lieu qui fera office de «lubrifiant social», tel que le définit Pria Prika, espace inclusif à l’égard des personnes LGBT, des personnes à mobilité réduite et des malentendant·es, elles proposeront trois cellules performatives, appelées «freakboxes». «La Speakerine Machine», en partenariat avec Viceland, est une hotline sur laquelle le public est invité à laisser des messages, lus ensuite par les Dragones. «La Machine à synchro-lèvres» est un jukebox live où le spectateur ou la spectatrice peut sélectionner un titre qui sera interprété rien que pour lui ou elle par une drag. Enfin, «Le Vidéo-Call» propose une expérience immersive au public, qui est invité à traverser le quatrième mur et à danser avec une drag.

Dragones sur écrans géants

Les performances seront en outre filmées, mixées en direct et projetées sur des écrans géants. Enfin, chacun·e pourra se frotter à ces cracheuses de feu en toute sécurité, puisqu’un vestiaire sera mis à disposition de toutes celles et tous ceux qui souhaitent venir en drag à Nuits Sonores et se changer sur place.

 

Nuits 1, 3 et 4 de Nuits Sonores, du 8 au 12 mai aux Anciennes usines Fagor-Brandt, 58 boulevard de l’Artillerie-Lyon 7 / www.nuits-sonores.com

Drag show avec les Dragones
Vendredi 15 juin de 22h à minuit au Complexe Café-théâtre, 7 rue des Capucins-Lyon 1 / 04.78.27.23.59 / www.lecomplexelyon.com

Application Dragones
À retrouver sur l’App Store d’Apple

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