L’été est la saison des festivals. Pour celles et ceux qui souhaitent éviter les plages bondées de la côte et qui recherchent la quiétude des paysages montagneux, le festival de Gstaad, chez nos voisins helvètes, est l’occasion d’allier air pur et concerts prestigieux.

À quelques heures de Lyon, au cœur des Alpes suisses, se déroule chaque été le Gstaad Menuhin Festival & Academy. Lorsque Yehudi Menuhin s’installe à Gstaad en 1957, le violoniste de légende créé ce festival de Gstaad où, selon ses propres termes, les musiciens apportent leur joie de « faire de la musique entre amis dans une atmosphère détendue ». C’est ainsi que lors de la première édition, il invite le compositeur Benjamin Britten et son compagnon le ténor Peter Pears pour deux concerts exclusifs. Au fil des années, le festival, initialement dédié uniquement à la musique de chambre, s’est enrichi et s’est ouvert à d’autres formes (concerts symphoniques, récitals lyriques) ainsi qu’à d’autres musiques (folkloriques, jazz).

Aujourd’hui, fidèle à l’esprit d’humanisme et de transmission du savoir de Menuhin, le festival est un lieu de découvertes et d’échanges culturels où de jeunes musiciens côtoient les artistes les plus prestigieux. Outre les dizaines de concerts proposés, c’est aussi une académie, qui permet aux apprentis musiciens de se produire en public et propose de nombreuses master classes dans des domaines variés tels que la direction d’orchestre, l’art lyrique ou le piano. Et parce que la musique n’est pas qu’une affaire de professionnel·les, le festival offre également aux mélomanes l’occasion de travailler au sein d’un orchestre amateur des œuvres du répertoire et de les jouer devant les festivaliers.

Brahms, Schubert et Mozart père à l’honneur

À chaque édition son thème. En 2018, le Gstaad Menuhin Festival a choisi les Alpes, dont les paysages ont inspiré de nombreux compositeurs. Parmi ceux mis à l’honneur cette année : Brahms, pour une intégrale des œuvres composées à Thoune, Schubert avec ses Chansons populaires et Ländler, ainsi que Léopold Mozart, moins souvent joué que son fils, mais qui composa néanmoins quelques pièces, dont la Sinfonia pastorale pour cor des Alpes et cordes.

Parmi les interprètes invités, on retrouve la violoncelliste Sol Gabetta, qui a été l’artiste associée de l’Auditorium de Lyon durant la saison 2017-2018, le contre-ténor Philippe Jaroussky, le violoniste Nigel Kennedy, les pianistes Hélène Grimaud et Daniil Trifonov. On peut noter également la présence de Jonas Kaufmann et celle de Valery Gergiev qui, à la tête de l’orchestre du théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, interprétera la monumentale Symphonie alpestre de Richard Strauss. Autant de bonnes raisons de passer la frontière.

 

Photo © Raphaël Faux

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