Dodo
patrik 1,5 les joies de la famille

“Les Joies de la famille”, une comédie homoparentale suédoise

Pour sa traditionnelle Nuit du cinéma LGBT sous les étoiles, la Lesbian & Gay Pride de Lyon a décidé de miser sur la comédie, avec la romance lesbienne Better than chocolate et le film suédois Les Joies de la famille. Critique de ce dernier ci-dessous…

Göran et Sven, les deux héros principaux de la comédie suédoise Les Joies de la famille, forment un couple gay fraîchement marié (en Suède, le mariage homosexuel est légal depuis le 1er mai 2009) et viennent d’emménager dans une banlieue résidentielle proprette qui évoque furieusement une version scandinave de Wisteria Lane (le petit univers bourgeois et coquet dans lequel évoluent les héroïnes de la série américaine Desperate Housewives). Ne manque qu’un enfant pour compléter leur bonheur.

tom ljungman Les Joies de la famille patrik 1,5 hétéroclite

Ils se lancent donc dans le parcours du combattant que constitue encore aujourd’hui le processus d’adoption, a fortiori pour un couple homosexuel. Car si la Suède, décidément très avance en matière de droits des gays, a ouvert le processus d’adoption aux couples de même sexe en 2003, tous les autres pays ne font pas forcément preuve de la même tolérance. C’est donc avec enthousiasme qu’ils apprennent qu’ils pourront prochainement accueillir chez eux un petit orphelin d’un an et demi. Problème : le jour J, ils voient débarquer chez eux, en lieu et place du charmant poupon, un primo-délinquant rebelle et homophobe de quinze ans…

Quel modèle de couple ?

Venue de Suède, où elle a rencontré un honnête succès, cette comédie véritablement “familiale”, au sens le plus moderne du terme, vaut pour sa description sans prétention mais juste d’un couple homosexuel ordinaire, avec ses qualités et ses défauts, sa passion et sa routine, la force de l’amour entre ses deux partenaires et les doutes qui les assaillent : car si Göran ne rêve que de pouponner, Sven, qui a déjà une fille d’un précédent mariage, se demande s’il est vraiment fait pour le modèle “hétéro-bourgeois” (un couple stable et fidèle, une maison avec jardin, un enfant, un chien…). Autour de cette famille originale par la force des choses, mais qui ne demande qu’à devenir ordinaire, Les Joies de la famille dépeint également une société suédoise globalement plus tolérante qu’ailleurs, mais d’où les préjugés n’ont pas pour autant totalement disparus.

 

Nuit du cinéma LGBT sous les étoiles, samedi 22 juin à 22h30 à l’Amphithéâtre des Trois Gaules, rue Lucien Sportisse-Lyon 1

 

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