À Saint-Étienne, la vie gay et lesbienne reprend des couleurs

saint-étienneOuverture de nouveaux établissements, associations motivées et militantes : la vie gay et lesbienne est plus animée qu’il n’y paraît à Saint-Étienne.

2010 avait vu disparaître coup sur coup trois des établissements gays et lesbiens les plus animés de Saint-Étienne : le bar L’R Flag et les discothèques Le Planet et Le Guest Club. 2011 semble heureusement inverser la tendance puisque l’année nouvelle a débuté avec l’ouverture de deux nouveaux lieux. Le 7 janvier, l’ancien Garden a changé de nom et de concept pour devenir le G Club, boîte résolument gay et friendly. Et le 4 février, c’est un nouveau bar qui a été porté sur les fonts baptismaux au 58 de la rue Balaÿ : Oh Fetish n’est pas très grand (40m²) mais filles et garçons peuvent s’y retrouver pour boire un verre autour du grand écran ou pour profiter de la Wifi gratuite. La tenancière, Brigitte Couzon, les accueille du mercredi au dimanche de 17h à 1h.

Quant au Guest Club, il a été repris par l’actuel propriétaire du G Club, Christophe Barboza, qui souhaite en faire un pub dansant. Ma Petite Folie 3 doit ouvrir début avril ; l’établissement proposera des soirées “Sexy Girls“ (les mardis et mercredis) et “Sexy Boys“ (les jeudis) qui devraient réjouir les amateurs de table dance et de strip-tease (féminin ou masculin). Les vendredis et samedis, on pourra y assister à des spectacles transformistes ou applaudir les artistes de cabaret (chanteurs, magiciens, danseurs…) présents sur scène.

Année préélectorale

Le milieu associatif stéphanois non plus n’est pas en reste. Très remontées depuis le début de l’année contre la venue en juin du groupe Sexion d’Assaut, les associations gays et lesbiennes du département (Face à Face, Autrement Gay et Les Oubliés de la Mémoire, auxquels s’est joint SOS Racisme Loire) adresseront début mars aux rappeurs un “cahier des charges” présentant leurs requêtes et «les mettant face à leurs promesses non-tenues». «Soit ils répondent et tiennent leurs engagements, soit nous continuerons à exiger la déprogrammation de leur concert», martèle Antoine Blanchard, président de Face à Face.

Le 25 février, celui-ci a dévoilé lors de l’assemblée générale annuelle de l’association quelles seraient les grandes lignes de son action en 2011. En cette année préélectorale, les militants n’entendent pas rester les bras croisés ni se focaliser sur un seul combat. Priorité sera donc donnée aux actions en direction des scolaires (grâce à un travail avec l’inspection académique pour sensibiliser les enseignants aux discriminations homophobes) ainsi qu’à un projet de réseau réunissant plusieurs acteurs culturels LGBT francophones tels que les festivals de cinéma gay et lesbien de Mulhouse, Nice et Bruxelles.

 

Photo : une soirée au Oh Fetish © DR

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