Dodo

De la musique française, sinon rien !

En 2012, partout en France, on fête le cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Debussy. Le Festival de musique de la Chaise-Dieu n’y coupe pas et déroule cet été un programme autour des musiques françaises du début du XXe siècle, de Poulenc à Ravel en passant par Fauré et Chabrier.

Cette quarante-sixième édition est également allée voir du côté du XVIIe siècle, avec Lully et Jean Gilles, ou encore dans le pur XXe, avec Duruflé et Honegger. La Chaise-Dieu honore donc cette année toutes les musiques françaises, au risque d’en faire un peu trop. Le monde musical dans son entier se presse tous les étés dans ce tout petit village de Haute-Loire, perché à 1100 mètres d’altitude, qui abrite une imposante abbatiale gothique du XIVe siècle où se donnent la plupart des concerts du Festival. Cette année, le programme résolument français est servi par des interprètes de haute voltige, mais aussi par de nouveaux talents à suivre avec attention. Le concert d’ouverture se veut tout à la gloire du Roi-Soleil et des musiciens qui l’ont célébré : Charpentier, Delalande, Lully, mais également Bouzignac, compositeur méconnu à l’écriture si délicate. L’Orchestre National de Lille, sous la direction de l’inaltérable Jean-Claude Casadesus, est accueilli pour la première fois à la Chaise-Dieu pour livrer son interprétation du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy, de la tendre Valse de Ravel et de la bouillonnante Ouverture du Carnaval romain de Berlioz. Mais c’est une soirée autour du Requiem de Duruflé qui attire notre attention. Ce sommet de la musique sacrée du XXe siècle allie thèmes grégoriens et écriture contemporaine : un vrai bijou. À la baguette, le tout nouveau chef de l’Orchestre d’Auvergne, Roberto Fores Veses et, autour du Requiem, de très belles réflexions poétiques de Caplet, Escaich et Fauré. Dans les petits moments musicaux surprenants, il ne faut pas rater ce rendez-vous au charmant kiosque d’Ambert pour une aubade cuivrée en compagnie de dix musiciens : laissez-vous emporter, flânez, flânez.

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