Dodo

Lescop ne choisit pas entre cheddar et camembert

Après son premier album éponyme et son tube La Forêt, Lescop s’aventure à nouveau sur les terres glacées de la coldwave made in Manchester avec son deuxième disque, Écho. Et c’est tant mieux !

Lescop s’est fait connaître en 2012 avec un premier album éponyme et un méga-tube, La Forêt. Le titre débute par un beat très sec, qui claque, suivi d’une brève nappe sifflante. Rythmique minimaliste prédominante et synthé froid. OK. Angleterre, fin des années 1970, coldwave… Et alors ? «Un coup de feu dans la nuit, une douleur glaciale qui s’élance…». Sacrilège, Lescop chante en français ! Peut-on s’aventurer musicalement en la vieille Manchester et convoquer le fantôme de Ian Curtis quand on s’appelle en réalité Mathieu Peudupin et qu’on habite au pays du camembert ?

Mais oui, bien sûr. Il le faut, même. Pourquoi laisser la coldwave aux seules mains de groupes anglais, qui, sous prétexte d’être nés sur les mêmes terres que Joy Division et New Order, ont une crédibilité d’office ? On ne reprochera jamais assez au rock français d’être dépourvu d’audace. Lescop n’en manque pas et réécrit avec habileté l’histoire des relations musicales entre la France et l’Angleterre en conciliant new-wave et paroles en français.

Lescop, mardi 13 décembre à 20h au Transbordeur, 3 boulevard de Stalingrad-Villeurbanne / 04.78.93.08.33 / www.transbordeur.fr

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