Dodo
Movement C Ulf Langheinrich Maison sens dessus dessous

La Maison Sens Dessus Dessous retourne les spectateurs

Pour le festival La Maison Sens Dessus Dessous, la Maison de la Danse accueille six spectacles d’artistes étrangers dont Ulf Langheinrich et Alain Platel.

Pour fêter l’arrivée des beaux jours, la Maison de la Danse et les Subsistances ont mis sur pied une manifestation commune, Le Printemps de la création à Lyon, qui met à l’honneur la scène contemporaine. Ainsi, dans le cadre du festival La Maison Sens Dessus Dessous, la Maison de la Danse accueille six spectacles d’artistes étrangers qui explorent les convergences et les marges des diverses disciplines qui constituent les arts du spectacle.

Durant les cinq jours que dure ce festival, il sera notamment possible d’assister à la représentation, très expérimentale, de Movement C d’Ulf Langheinrich. L’artiste originaire d’Allemagne de l’Est plonge une danseuse dans un complexe faisceau d’images, de lumières et de sons afin de brouiller la perception du spectateur. L’écran n’a plus ici de fonction illustrative, comme cela est parfois le cas. La création naît plutôt de la confusion entre la technologie et la réalité, amenant le spectateur à une perte des repères en phase avec la société contemporaine.

Alain Platel s’inspire de la vie dans une décharge brésilienne

La Maison de la Danse accueille également Alain Platel, célèbre chorégraphe et metteur en scène belge, à l’origine notamment des Ballets C de la B qui ont révélé, entre autres, Sidi Larbi Cherkaoui. Interrogeant lui aussi la difficulté d’appréhender la réalité, Platel présentera sa dernière création, Tauberbach, qui puise son inspiration dans un documentaire consacré à Estamira, une femme schizophrène vivant dans une décharge au Brésil. Exilée aux marges de la ville de Rio et réduite au rang de déchet de la société, cette femme a développé sur son monticule d’ordures son propre système de communication, à la fois verbal et physique. Ce personnage, que l’on croirait tout droit sorti d’une pièce de Beckett, inspire à Platel une réflexion sur les ressources du corps et de l’esprit pour parvenir à maintenir un lien avec le monde extérieur.

À l’instar de Diana Ross, c’est bien sens dessus dessous que ces spectacles devraient laisser les convictions des spectateurs.

 

Movement C, les 25 et 26 mars et Tauberbach, les 28 et 29 mars dans le cadre du festival La Maison Sens Dessus Dessous à la Maison de la Danse, 7 avenue Jean Mermoz – Lyon 8 / 04.72.78.18.18

 

Photo 1 : Movement C d’Ulf Langheinrich
Photo 2 : Trauberbach d’Alain Platel © Laurent Philippe

Poster un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.