Dodo
veronique sanson les annees americaines heteroclite copyright jean-claude sauer

Véronique Sanson en tournée en Rhône-Alpes

Véronique Sanson prétexte ses années américaines pour repartir en tournée. Mais pour nous convaincre d’aller voir l’auteure d’Amoureuse sur scène, ses trémolos suffisent…

«Tu m’as dit que j’étais faite / Pour une drôle de vie / J’ai des idées dans la tête / Et je fais ce que j’ai envie». À peine le temps de prononcer les premières paroles de Chanson sur ma drôle de vie que Véronique Sanson décide effectivement de faire ce qu’elle veut. En 1972, après deux albums en collaboration avec Michel Berger (Amoureuse et De l’autre côté de mon rêve, parus cette même année), elle tire sa révérence sur un coup de tête. Optant pour le pleutre (mais néanmoins très efficace) coup du «je vais chercher des clopes, je reviens», Véro fait la nique à son Pygmalion. Direction l’Amérique pour d’autres mélodies et d’autres bras. Le cœur brisé, Berger lui enverra son Message personnel par l’intermédiaire de Françoise Hardy.

véronique sanson les annees americaines heteroclite

Mais Véronique est déjà mariée au musicien Stephen Stills (du super-groupe Crosby, Stills, Nash & Young, sommet du rock-à-papa des seventies) avec qui elle a un enfant (Christopher Stills, également devenu chanteur). C’est la fameuse «période américaine» de Sanson qui débute en 1972 et s’achève en 1981 avec l’album Laisse-la vivre. C’est cette dizaine d’années que Sanson met en lumière aujourd’hui, à bientôt soixante-six ans, avec la sortie d’un livre, d’un best of et d’une tournée. Mais cette idée d’«années américaines» correspond-elle à autre chose qu’à un concept marketing ?

Pas que du vent

La période américaine de Véronique Sanson bouleverse sa vie personnelle mais très peu sa musique. Ses disques évoluent avec le temps et les modes mais ne sont pas véritablement teintés par les grands espaces américains dans lesquels elle vit. Mais qu’importe le flacon, on aura l’ivresse. Car Sanson est toujours une musicienne brillante, auteure de quelques-uns des plus beaux titres de la chanson française. Son premier album Amoureuse est un monument et le disque inaugural de ces «années américaines», Le Maudit, paru l’année suivante, est un coup de maître.

Mais c’est bien sûr sur scène qu’elle nous émeut le plus, car c’est là qu’elle vibre (et nous avec elle), son talent en pleins feux, toujours étroitement lié à sa sensibilité. C’est plein d’émotion que le public apprécie années après années cette extrême assurance de musicienne derrière son piano mêlée de ses éternelles fêlures. Sur cette nouvelle tournée, au-delà de ses titres composés outre-Atlantique, Véronique Sanson interprète aussi (et nous en sommes ravis !) des morceaux de ses deux premiers disques avec Berger (notamment Amoureuse, Chanson sur ma drôle de vie, Besoin de personne). Lire son livre importe peu, réécouter un best of, pourquoi pas. Mais la voir sur scène reste un impératif, car c’est là que se niche la sincérité de cette immense artiste.

 

Jeudi 8 février 2018 au Zénith de Saint-Étienne, rue Scheurer-Kestner – Saint-Étienne / 04.77.20.07.07
Mercredi 4 avril 2018 au Scarabée de Riorges, rue du Marclet – Riorges / 04.77.69.37.30 / www.lescarabee.net

www.veronique-sanson.net

 

Photo 1 © Jean-Claude Sauer
Photo 2 © DR

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