En bobine de ce mois de février 2016, un individu aux multiples casquettes : No Anger est doctorante, performeuse, danseuse, blogueuse et écrivaine.

Pour qui ne la connaît pas, la profusion des centres d’intérêt de No Anger pourrait s’expliquer par une volonté de convertir sa colère contre un corps handicapé en de multiples activités. Mais son pseudonyme souligne justement que celles-ci sont dénuées de tout ressentiment. La question du corps, en revanche, est au centre de tous ses travaux.

Chercheuse à l’École normale supérieure de Lyon, elle étudie le rôle de la nudité et du vêtement dans la contestation politique, en comparant l’exhibition désexualisée des Femen et l’érotisation des pornactivistes. Performeuse, elle entend «resignifier les corps minorisés» : la danse devient pour elle un moyen d’affirmation qui permet de repenser et de réinventer le corps handicapé dans toute sa puissance poétique et politique. Elle se produira ainsi au festival de cinéma queer Transposition à Annecy en mai 2016. Auteure, elle publie sur son blog (nergacapior.wordpress.com) un roman feuilletonnesque qui approfondit et transcende par le style sa pensée théorique. Teufeuse, elle apprécie particulièrement les soirées 100% meufs Bonnie and Clit, «l’une des rares accessibles» aux personnes en situation de handicap, tient à souligner celle dont le corps ne se lasse jamais d’être en mouvement.

no anger

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