L’édition 2017 du Festival Lumière, qui se déroulera du 14 au 22 octobre, n’oublie pas de mettre en valeur les femmes du cinéma : Tilda Swinton et les réalisatrices sont mises à l’honneur.

Cette année, le Festival Lumière célébrera sa neuvième édition. Outre le lauréat du Prix Lumière, Wong Kar-Wai, et les Master classes avec Guillermo Del Torro, ce sont d’autres rendez-vous inédits plus féminins qui attendent les cinéphiles. Après avoir décerné le Prix Lumière à Catherine Deneuve l’an dernier, le Festival Lumière continue à célébrer les femmes, trop souvent oubliées dans le septième art. Cette volonté se traduit notamment avec le renouvellement de la rétrospective « Histoire permanente des femmes cinéastes », mais aussi en invitant des femmes qui ont marqué le cinéma comme Tilda Swinton et Diane Kurys.

Tilda Swinton, l’invitée qui bouleverse les codes

Que cela soit à travers l’apparence androgyne qu’elle cultive ou par sa carrière dans le cinéma, Tilda Swinton est atypique. Elle débute à l’écran avec Derek Jarman. Le réalisateur gay militant, mort du sida en 1994, la révèle en 1986 dans son film Caravaggio. Depuis, l’actrice s’est illustrée dans tout type de registre, en passant du drame (Okja, 2017) à l’humour (Moonrise Kingdom, 2012), des films indépendants (We Need To Talk About Kevin, 2011) aux blockbusters (Le Monde de Narnia 2005, Doctor Strange 2016). Cette polyvalence qu’elle entretient se retrouve aussi dans ses rôles, où là encore, elle n’hésite pas à sortir des sentiers battus et à jouer de son physique pour se travestir, comme dans Orlando (adaptation de 1992 du roman éponyme de Virginia Woolf), où son personnage change de genre selon les époques.

 

Tilda Swinton en couverture du magazine Candy en 2012.

 

Son ambigüité de genre, Tilda Swinton la conserve également en dehors des tournages. S’identifiant comme genderfluid (c’est-à-dire, ne s’identifiant pas à un genre arrêté), l’actrice britannique a fait la couverture du magazine Candy en 2012, déguisée en véritable dragqueen, tout en se travestissant en homme dans le clip de David Bowie, The Stars Are Out Tonight en 2013. Elle sera l’une des stars pas si cisgenrées que ça du Festival Lumière 2017.

Des réalisateurs qui abordent des thèmes LGBTI

Si le festival compte valoriser les réalisatrices avec sa rétrospective « Histoire permanente des femmes cinéastes » (dont on ne connaît pas encore la programmation) centrée cette année sur les « comètes » n’ayant tourné qu’un seul film, il s’attarde également sur des réalisateurs qui ont abordés des thématiques homosexuelles. C’est le cas d’Henri-Georges Clouzot qui a mis en scène des amours lesbiennes avec Quai des Orfèvres en 1947 et avec Les Diaboliques en 1954. Quant au Prix Lumière 2017, Wong Kar-Wai, il est l’auteur d’Happy Together (1997), un film qui dépeint une romance gay. Cette édition 2017 du Festival Lumière promet ainsi de ne pas oublier les minorités du cinéma.

 

Photo de Une : Tilda Swinton dans le film Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch (2013)

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