Noël approche, période aussi bénie que l’eau contenue dans la Sainte Vierge de votre grand-tante que vous n’avez pas vue depuis l’an passé. C’est évidemment la magie des flocons en liesse, les odeurs d’oranges confites qui vous rappellent la sainte période de l’enfance et ces veillées familiales à fabriquer des couronnes en houx. Vous trépignez, bien sûr ? Inutile d’avoir terminé votre calendrier de l’avent pour revivre la joie des Noëls blancs : avec cette recette de pain perdu inspirée par Marcel Proust, «tout cela» va (vraiment) «prendre forme et solidité» et sortir «de votre tasse» de Ricoré.

Pour réaliser du pain perdu, suivez la recette ci-dessous…

 

Sur la table familiale en bois, vous avez récupéré :

– un petit pot de 25cl de lait
– un pot de Ricoré

 

Dans le frigidaire (recouvert d’autocollants Pitch et vignettes Panini) vous avez retrouvé :

– 3 œufs (bien rangés sur le socle en plastique prévu à cet effet dans la porte)
– 4 petits-suisses
– 1 morceau de beurre de baratte

 

Dans le vieux confiturier, il y a toujours :

– 6 cuillères à miel de miel (soit 3 cuillères à soupe : à part Winnie l’Ourson, qui se sert d’une cuillère à miel ?)
– du sucre glace
– des épices dans des pots étiquetés sur du papier à carreaux, à savoir :

– 2 bâtons de cannelle
– 2 gousses de cardamome
– 1 étoile de badiane
– 1 gousse de vanille

 

De chez Tata, vous avez rapporté :

– 4 pains au lait rassis
– 4 bâtonnets d’esquimaux menthe-chocolat

 

Dans vos souliers, au pied du sapin, il y aura :

– une orange

 

Dans votre corbeille à fruits, il y a toujours :

– 2 citrons verts (vous, vous n’êtes pas né.e avant les années 50)

 

Préambule :

Comme toutes les années, vous allez profiter des fêtes de Noël pour visiter votre grand-tante et aurez droit aux mêmes enchaînements d’actions. Elle sortira sa boîte en fer pour vous offrir un biscuit. Ne voulant pas la vexer, vous slalomerez entre les Chamonix, aussi vintage que ses robes en crêpe, retrouverez la foi en apercevant sa crèche et espérerez tomber sur un biscuit sec à message « Non merci, Tata ». Vous hésiterez sur un Palmito, mais finirez par prendre la moitié de pain au lait, sans, une fois de plus, comprendre pourquoi, chez Tata, ce standard du petit-déjeuner figure dans la boîte à goûter. Vous tremperez le pain au lait dans la Ricoré qu’elle vous aura préparée. Mais cette année, miracle, toute votre enfance sortira de votre tasse (de Ricoré).

 

Mise dans l’ambiance :

Comme à l’accoutumée, vous repartirez avec le reste du paquet de pains au lait qu’elle vous aura glissé avec ses étrennes. Mais avant que ceux-ci ne sèchent définitivement à côté de votre Nespresso, vous déciderez d’honorer, avant qu’ils ne soient perdus, le pain et votre enfance. Donc, à défaut de mouchoirs, sortez plutôt une poêle, un saladier et un grand bol.

 

Préparation du pain perdu :

Dans le saladier, cassez les œufs et mélangez-les avec le lait, 2 cuillères à soupe de miel, les zestes d’agrumes, les épices et laissez infuser.

 

Préparation de la glace :

Dans un bol, versez les petits-suisses. Gardez les pots vides. Ajoutez une cuillère à soupe de miel, 3 cuillères à soupe de sucre glace, 3 cuillères à café de Ricoré et battez le tout longuement pour bien détendre le mélange. Remplissez les pots, tassez bien, placez un bâtonnet au centre et mettez-les au congélateur 2h.

 

Pendant ce temps :

Écoutez Frank Sinatra, regardez tomber la neige, et repensez à «tout cela» : Maman vous apprenant à fabriquer l’étoile du sapin, Papa vous portant pour la poser en son sommet, la clochette de votre chien déguisé en renne tintinnabulant dans la maison parmi les odeurs d’oranges confites…

 

Cuisson :

Sortez vos glaces 10mn avant pour qu’elles se ramollissent un peu. Puis, faites chauffer le beurre dans la poêle, coupez les tranches de pains au lait en deux, trempez-les dans l’appareil et faites-les dorer à feu moyen des deux côtés. Saupoudrez de sucre glace et démoulez les petits-suisses glacés pour accompagner le pain perdu.

 

Et dégustation dans la foulée :

Soyez assuré.e que votre goûter (ou petit-déjeuner) devrait, une fois en bouche, prendre véritablement «forme» et surtout «solidité» calorifique.

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