Existe-t-il notion plus difficile à définir que le charme ? Pas sûr. C’est pourtant bien le sentiment assez irrésistible qu’on ressent face à Ma vie avec James Dean, délicieuse fantaisie queer de Dominique Choisy, portée tout entière par l’amour du cinéma.

Un jeune réalisateur (lui aussi plein de charme) se rend dans un petit port normand pour y présenter son nouveau film (une histoire d’amour très gay) et c’est le début d’une aventure mi-loufoque, mi-romantique, avec aussi beaucoup d’autres choses, car il y a bien plus de deux Demy dans ce film qui ne cache pas sa filiation avec l’auteur des Demoiselles de Rochefort. Joliment bizarre (à l’image de son titre et de son affiche), insaisissable et lumineux, Ma vie avec James Dean ne cesse de séduire dans chacun des détours et des chemins de traverse qu’il emprunte pour parler d’amours : celui (sans retour) du cinéaste pour son acteur, celui (compliqué) du jeune projectionniste pour le réalisateur, celui (inattendu) de l’hôtelière pour un animateur de maisons de retraite ou celui (violent) de l’exploitante du cinéma pour une voisine qui a bien du mal à assumer…

Quels que soient ces états du désir, ils sont ici, sur le mode doux-amer choisi par Choisy, irrésistibles. Comme son film.

 

Ma vie avec James Dean, de Dominique Choisy, avec Johnny Rasse, Mickaël Pélissier, Bertrand Belin…

Avant-premières :

Dimanche 11 mars à 16h (dans le cadre du festival Vues d’en face) au cinéma Le Club, 9bis rue du Phalanstère-Grenoble / 04.76.87.46.21 / www.cinemaleclub.net

Mardi 13 mars à 21h (dans le cadre du festival Écrans Mixtes) au Lumière Bellecour, 12 rue de la Barre-Lyon 2 / 04.78.84.67.14 / www.cinemas-lumiere.com

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