The Misandrists, le nouvel opus de Bruce LaBruce, risque de dérouter les fans de sa romance transgressive entre un beau jeune homme et un vieillard (Gerontophilia) comme les aficionados de ses pornos d’auteurs (de Skin Flick à L.A. Zombie).

Car le trublion canadien, avec The Misandrists, signe une farce très politique et très queer dont les héroïnes, réfugiées dans un couvent, constituent une armée féministe bien décidée à renverser le patriarcat, en usant notamment du sexe lesbien. Le plan de Big Mother se déroulerait peut-être sans problème si un jeune homme, un déserteur, ne venait chercher refuge au couvent… Quelque part entre Les Proies (la version avec Clint Eastwood plutôt que le remake de Sofia Coppola) et le Almodóvar de Dans les ténèbres, The Misandrists est un film totalement camp et jouissif, qui tient assez peu sérieusement un très sérieux discours radical sur l’oppression de la bite.

 

Vendredi 9 mars à 18h30 au Comoedia, 13 avenue Berthelot-Lyon 7 (dans le cadre du festival Écrans Mixtes)
Samedi 10 mars à 21h au cinéma Le Club, 9bis rue du Phalanstère-Grenoble (dans le cadre du festival Vues d’en face)

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