De la contrainte nait la créativité ou l’impact du confinement sur les artistes visuel·les queers.

Coincé·es derrière nos ordinateurs à longueur de journée, pendant le confinement, le télétravail ne posait pas trop de problèmes pour les métiers de bureau. Mais comment se sont organisé·es les artistes durant cette période ? Cette question se pose d’autant plus pour les artistes queers, tous les lieux leur donnant de la visibilité étant fermés. 

Quand on est enfermé·es chez soi, difficile d’organiser un shooting photo. Pourtant, au fil des jours, sur nos fils Instagram, on a pu remarquer l’apparition de montages. Deux, trois, ou quatre photos en une image ; cela dépend du style de l’artiste. Deux téléphones, voilà tout ce qu’il faut pour shooter. Comme le dit l’artiste Alexandra Kacha, avec ce nouveau dispositif, on rentre vraiment chez la personne. La caméra frontale du portable prend la place de l’appareil photo, et devient le nouvel œil du ou de la photographe. Iel dicte tout :  la pose, le fond, la tenue ; mais l’artiste doit s’adapter à ce qu’a à sa disposition le ou la modèle.

Autre option : se prendre soi-même pour modèle, ce qui permet de capturer ses propres émotions, ses tourments psychologiques en ces temps incertains. Plus qu’un simple selfie, se représenter soi-même, en tant que photographe, permet de jouer avec l’image performative de son corps. Que ce soit Emma Wondra, ou @transnormativity, par exemple, leurs œuvres deviennent outils de rébellion.  

Néanmoins, le plus dur pour ces artistes queers confiné·es, reste la censure d’Instagram. Tout en innovation et en contournement, le confinement pour les artistes peut être vu comme un élargissement de leurs pratiques.

À suivre sur Instagram :

@emmawondra

@alexandrakacha

@transnormativity

 

©Alexandra Kacha

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