Dodo
hpg credit Alfredo Piola

L’acteur X HPG se livre sans fard dans “Il n’y a pas de rapport sexuel”

Bien qu’avec ses vingt centimètres il ne soit pas mal armé, la chair est triste pour l’acteur porno HPG dans le documentaire de Raphaël Siboni Il n’y a pas de rapport sexuel.

Il n’y a pas de rapport sexuel est constitué de rushs de tournage accumulés tout au long de votre carrière. D’où vient cette passion compulsive pour l’archivage ?

HPG : Sur les plateaux, j’ai pour habitude de placer une caméra making-of pour capter tous les moments. Je suis un mec célibataire, donc il faut bien que je m’occupe et comme tous les grands pervers, je suis vachement ordonné. C’est un film qui ne s’interdit rien, qui montre tous les travers humains, notamment les miens, sans censure. On ne l’a pas fait en se demandant si on allait pouvoir le vendre à une chaîne câblée ou le diffuser en salles. Il est né d’une démarche purement artistique, pour le plaisir, sans penser au business.

En regardant le film achevé, il y a des moments où vous avez honte ?

HPG : Oui, bien sûr. J’y suis dépeint comme une petite ordure, ce que je suis ; mais de là à le montrer sur grand écran, il faut quand même être un peu bête… Il y a plein de scènes où l’on voit bien que je ne suis pas forcément un grand humaniste.

Est-ce que vous éprouvez encore du plaisir à tourner du porno ?

HPG : Ah oui, comme au premier jour pratiquement. Moi, je suis comme Keith Richards (guitariste des Rolling Stones, NdlR). Ça fait quarante ans qu’on lui demande s’il ne va pas arrêter la semaine suivante et lui répond : «tant que je suis bien, je continue».

Quel sont vos projets ?

HPG : Après Les Mouvements du bassin, qui est aujourd’hui terminé, mon prochain film sera le Taxi Driver du X et sera interdit aux moins de douze ans maximum. Il n’y aura pas de pornographie dedans. Ce sera un film de sauvages fait par un sauvage. Un film que Keith Richards, justement, pourra aimer. Mais je n’en dis pas plus, car je travaille dessus en ce moment-même.

La deuxième édition du festival Écrans Mixtes s’intitule Rebelle/Rebel. Est-ce qu’aujourd’hui, faire du porno, c’est encore un acte rebelle ?

HPG : Pas du tout, je ne l’ai jamais vécu comme ça ! C’est plutôt ma misère sexuelle qui m’a poussé à faire du porno. Je suis trop lâche pour me rebeller, de toutes manières, je profite trop du système pour ça !

 

Photo de Une © Alfredo Piola
Photo 2 © DR

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