Pour cause de crise sanitaire, la Biennale de la Danse de Lyon a quitté ses habituels quartiers automnaux au profit du mois de juin. Sélection parmi cette édition 2021 qui reste ambitieuse malgré les nombreux obstacles qu’elle a rencontré sur son chemin.

Mettre sur pied une biennale de la danse n’est assurément jamais une sinécure, mais après cette édition 2021, Dominique Hervieu et son équipe devraient trouver la tâche aisée pour les années à venir. Initialement prévu à l’automne 2020, le grand rendez-vous chorégraphique lyonnais a finalement été reporté au mois de juin 2021, pour cause de Covid-19. Malgré l’amoncellement d’obstacles auquel l’organisation a dû faire face, cette 19e édition reste fidèle à l’ambition de la Biennale de la Danse de mêler grands noms internationaux et artistes émergents.

Ainsi, on ne manquera pas, du 2 au 6 juin au TNP de Villeurbanne, la création de Transverse Orientation du chorégraphe grec Dimitris Papaioannou dont on avait déjà pu admirer le travail à l’ambition cinématographique lors du Festival Sens dessus dessous 2019, ni le spectacle Elenit d’un autre artiste grec, Euripides Laskaridis, au style diamétralement opposé (le 16 juin à la Maison de la Danse).

Très attendu également, le nouveau spectacle d’Olivier Dubois dont l’intense Tragédie avait marqué durablement les esprits en 2014. Il présentera du 9 au 11 juin aux Usines Fagor, Itmahrag, sa nouvelle création interprétée par sept danseurs égyptiens. Ce spectacle puise sa force dans l’ébullition des soulèvements populaires de 2011 au Caire et du mahraganat, musique empruntant au rap et à l’électro, cri de révolte d’une partie de la jeunesse égyptienne devenu désormais un genre musical à part entière.

Les 8 et 9 juin au Radiant-Bellevue de Caluire, on découvrira Re:Incarnation, spectacle pour 9 interprètes du Nigérian Qudus Onikeku et de sa compagnie créée à Lagos. Imprégnée par la culture yoruba, cette création pluridisciplinaire mêle l’afrobeat des années 1970 aux luttes actuelles de la jeunesse africaine.

Toujours à Caluire, du 12 au 14 juin, Queen Blood, chorégraphié par Ousmane Sy, décédé en décembre dernier, est un spectacle de danses urbaines qui fait la part belle aux femmes. Les sept interprètes de la compagnie Paradox-Sal questionnent leur rapport à la féminité à travers le mouvement et l’occupation de l’espace, hérités des battles de hip-hop.

À ne pas manquer également, l’Expérience Fagor du 8 au 16 juin, une sélection de propositions artistiques et de spectacles gratuits au sein du complexe industriel désaffecté des Usines Fagor. On y verra notamment Inouï, réflexion sur l’adolescence de Thierry Thieû Niang (12 juin), Loto3000 du Collectif ÈS (12 juin) ou encore Nulle part est un endroit de la danseuse de krump, Nach (13 juin).

La Biennale de la Danse, du 1er au 16 juin 2021. Programmation complète sur www.labiennaledelyon.com

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