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Le Toboggan sauve les thématiques LGBT de la coupe budgétaire

Composant avec une baisse importante des subventions de la Ville de Décines, le Toboggan propose une saison 2016-2017 qui n’oublie pas les questions de sexualités, d’homosexualité, de féminisme et de genre. Tour d’horizon de la sélection opérée par Sandrine Mini et son équipe.

Rarement une présentation de saison aura été aussi enlevée et distrayante que celle proposée par Sandrine Mini et l’équipe du centre culturel Le Toboggan le 23 juin dernier. Seule sur scène, la directrice a enchaîné, comme le veut la tradition, les descriptions des spectacles de la saison à venir, qu’elle a entrecoupées d’un tour de chant pour lequel elle s’était adjoint les services de plusieurs musiciens.

Comme l’a souligné Sandrine Mini, qui doit faire face à un important désengagement de la Ville de Décines (une baisse des subventions municipales de 27 % en 2016, soit 225 000 € en moins dans les caisses du centre culturel) : « Quand on n’a pas d’argent, on a des idées ». Et des idées, l’équipe du Toboggan n’en manque pas, au vu de la saison 2016-2017 qui s’annonce.

Outre le spectacle de François Chaignaud et Cecilia Bengolea qui sera accueilli en septembre dans le cadre de la Biennale de la Danse et La Famille Royale du collectif La Meute en partenariat avec les Célestins le mercredi 4 janvier, cinq spectacles ou évènements ont retenu notre attention.

 

Une riche sélection Danse

 

Chair Antigone Le TobogganConcernant la danse, le 19 janvier, les deux interprètes de Un Poyo Rojo (spectacle initialement programmé en décembre 2015 mais annulé à cause de la blessure d’un des danseurs) envahiront la scène du Toboggan avec leur proposition drôle et enlevée de deux sportifs dans le secret des vestiaires. Les 8 et 9 mars, c’est la chorégraphe grecque Patricia Apergi qui dévoilera sa vision de la société athénienne contemporaine et de ceux qui réinventent les espaces urbains avec Cementary. La compagnie Arcosm présentera quant à elle Subliminal le 27 avril, pièce qui cherche à comprendre de quelle manière les images dont nous sommes continuellement abreuvés impactent notre conscience. Enfin, François Veyrunes reviendra le 18 mai avec Chair Antigone, la suite de son précédent spectacle Tendre Achille, qui, à travers un trio de femmes, se penche sur les causes qui caractérisent la désobéissance.

 

Un théâtre de l’introspection

 

To Lose Le TobogganEn théâtre, la saison sera à l’introspection avec, le 7 octobre, la pièce Pourtant elle m’aime de Lola Naymark qui explore les liens complexes entre une fille qui tente de devenir adulte et les différentes facettes de la personnalité de sa mère. Et le 18 mars, lors de la soirée « Décines-moi la nuit », l’ensemble des espaces du Toboggan seront investis, de 18h jusqu’au bout de la nuit notamment par les trois pièces de Nicolas Boualami, Charlie La Nuit, To Lose et There are only actresses qui traitent respectivement d’histoire d’amour gay, du rapport au père et du rapport aux icônes de cinéma. La soirée s’achèvera avec un Dj set de David Bolito et de l’Homme seul, les Dj résidents des soirées du collectif Plus Belle la Nuit.

 

Ainsi, malgré un budget serré, le Toboggan n’a pas sacrifié les thématiques en lien avec l’homosexualité, le féminisme et les questions de genre. Une façon pour Sandrine Mini, qui a fait reprendre en chœur à son auditoire La Mauvaise Réputation de Brassens, de montrer qu’elle n’a que faire du qu’en-dira-t-on.

www.letoboggan.com

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