Cédric, le personnage principal de Des hommes qui tombent, tente d’adapter à la scène le roman de Jean Genet Notre-Dame-des-Fleurs (1943).

Depuis trois ans nous parviennent régulièrement, depuis les territoires contrôlés par Daesh en Irak et en Syrie, des photos effroyables d’hommes précipités dans le vide parce qu’ils sont homosexuels (ou soupçonnés de l’être). Et ces images de propagande djihadiste nous laissent invariablement un terrible sentiment d’impuissance. C’est ce que ressent Cédric, le personnage principal de Des hommes qui tombent, nouveau spectacle de la compagnie clermontoise Le Souffleur de Verre (qui avait monté en 2011 Angels in America de Tony Kushner, programmé à l’Opéra-théâtre de Saint-Étienne dans le cadre de la sixième édition du festival Face à Face).

Avec son amant Julien et sa compagnie théâtrale, il tente d’adapter à la scène le roman de Jean Genet Notre-Dame-des-Fleurs (1943). Alors qu’il doit incarner un travesti de Montmartre nommé Divine, ce rôle l’amène à s’interroger sur son propre rapport à l’homosexualité et à l’homophobie, au regard notamment des persécutions qui frappent les minorités sexuelles aux quatre coins du monde.

 

Des hommes qui tombent, du 6 au 8 décembre à la Comédie de Saint-Étienne, 1 rue Jean Dasté-Saint-Étienne / 04.77.25.14.14 / www.lacomedie.fr

 

Photo © Julien Rocha

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