Les Assises internationales du roman se transforment et deviennent le Littérature Live Festival, nouveau rendez-vous international de la Villa Gillet qui permet aux autrices et auteurs de donner de la voix.

L’an passé, l’équipe de la Villa Gillet avait réussi à maintenir une édition entièrement numérique des Assises internationales du roman, malgré l’épidémie en cours. Cette année, alors que l’horizon semble timidement se dégager sur le plan sanitaire, c’est à un événement hybride, à la fois en présence et à distance, que le public est convié. Exit les Assises après 14 ans de bons et loyaux services et place au Littérature Live Festival, nouveau nom de ce rendez-vous qui a pour objectif de rendre compte de la vitalité des écritures contemporaines du monde entier.

Fait notable pour cette première édition concoctée par l’équipe désormais 100% féminine de la Villa Gillet, sous la direction de Lucie Campos, les femmes – autrices, traductrices, critiques littéraires, éditrices – représentent 70% d’une programmation composée de rencontres, de dialogues entre intervenant·es et de lectures dans le parc de la Cerisaie, notamment.

Et comme le but de l’événement est de donner à entendre les voix de la littérature d’aujourd’hui, c’est tout naturellement que l’édition 2021 s’ouvre sur le recueil de nouvelles consacrées à la voix de Maylis de Kerangal, Canoës, dont Angélique Clairand et Éric Massé, les deux dirigeant·es du Théâtre du Point du Jour, proposeront une lecture, le 25 mai à 18h30.

Mercredi 26 mai, on suivra avec attention la rencontre organisée à la librairie de la Madeleine avec Juliette Ponce, ancienne directrice éditoriale chez Buchet/Chastel, qui lance, dans une démarche résolument féministe, sa propre maison d’éditions, Dalva, uniquement consacrée à la publication de textes signés par des autrices.

Vendredi 28 mai, dans le cadre d’un module intitulé « Écrire l’Égypte aujourd’hui », la poétesse égyptienne Iman Mersal lira ses textes accompagnée de ses traducteurs.

Samedi 29 mai, lors d’un duplex entre Londres et Lyon, les romancières Deborah Levy et Lydie Salvayre évoqueront les regards féminins en littérature.

Enfin, dimanche 30 mai, l’écrivaine Fatima Daas échangera avec l’essayiste américain Thomas Chatterton Williams autour de la question des identités et des origines. Si l’autrice s’est fait connaitre en publiant La Petite Dernière, roman dans lequel l’héroïne cherche à faire vivre ses identités multiples de femme, lesbienne, banlieusarde et musulmane, Williams, auteur de Autoportrait en noir et blanc. Désapprendre l’idée de race, s’est illustré par ses prises de position contre la cancel culture et « la nouvelle gauche antiraciste ». Leurs échanges promettent donc de faire naître une enrichissante confrontation d’idées.

Littérature Live Festival, du 25 au 30 mai. Retrouvez toute la programmation en ligne sur le site de la Villa Gillet.

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